À l’écoute des jeunes Carrossois

Réussir le « vivre ensemble » est un enjeu sociétal majeur. À Carros, outre les activités foisonnantes proposées en matière de sport, culture et loisirs, l’élaboration du contrat de ville a permis de mettre en place une multitude d’actions à destination des jeunes et de leur famille, en lien direct avec les différents partenaires. De la création d’une classe citoyenne au collège à l’animation de salles des jeunes, en passant par les multiples activités proposées à la jeunesse carrossoise, on se rend bien compte de l’importance que la municipalité accorde aux adolescents et jeunes adultes de la commune. Petit tour d’horizon… Non exhaustif.


Contrat de ville.

Contrat de ville

Une multitude d’actions et de dispositifs
Favoriser la mixité, favoriser l’accès la culture, éveiller le sens critique et citoyen. Tels sont les trois grands axes autour desquels s’articulent les animations jeunesse programmées dans le cadre de la politique de la ville, en lien avec différents partenaires, et notamment le centre social La Passerelle, acteur majeur des actions du contrat de ville. « Nos actions sont à destination des enfants et des jeunes mais également des familles, détaille Marie Santoni. L’objectif est de proposer à ces publics des animations et des ateliers permettant de créer du lien, favoriser le vivre ensemble mais aussi lutter contre les préjugés. Il s’agit aussi de les faire réfléchir sur des thématiques fortes comme la laïcité ou le harcèlement. Le but, c’est également de leur faire découvrir les structures sportives, culturelles et de loisirs qui existent sur la commune. L’ensemble de nos actions du contrat de ville doivent nous permettre de « capter » ces publics. »
Parmi les actions jeunesse, une série d’animations hors les murs a en outre été mise en place dans le cadre de ce que l’on peut appeler un « espace ludique à dynamique sociale ». Régulièrement, des animations sont en effet « délocalisées », que ce soit dans les établissements scolaires, les jardins, les places et plus globalement sur l’espace public : ludo-parc, soirées jeux, jeux surdimensionnés, sorties culturelles… Quant au dispositif VVV (Ville Vie Vacances), il permet aux Carrossoises et Carrossois âgés de 11 à 17 ans de participer à des activités liées au « parcours culturel des jeunes » : stage théâtre, stage cinéma, activité web reporter, réalisation de courts-métrages…
Parmi les valeurs véhiculées auprès des jeunes, la thématique de l’éco-citoyenneté, l’environnement et le développement durable n’est pas oubliée, comme en témoignent, par exemple, les projets de jardins pédagogiques dans les écoles et jardinières en ville (avec l’association des jardins partagés de Carros) ou encore les hôtels à insectes. Bien entendu, l’ensemble de ces actions menées dans le cadre de la politique de la ville sont gratuites. Notons enfin que si la municipalité a toujours l’ambition d’organiser une fête de la jeunesse – dont la formule et les modalités sont encore à l’étude – le centre social La Passerelle, avec le soutien de la ville et de différents partenaires, a organisé une manifestation annuelle ouverte à tous et consacrée au jeu sous toutes ses formes : la journée ludique.
100% EAC, Carros ville pilote
À la croisée des différentes actions menées dans le domaine culturel à destination des enfants et des jeunes (par les services municipaux mais aussi par le forum Jacques Prévert, la maison de l’emploi ou encore le tissu associatif), Carros a été choisie en fin d’année dernière (2018) comme l’une des dix communes sur l’ensemble du territoire français pour expérimenter le dispositif 100% EAC (éducation artistique et culturelle). L’objectif de celui-ci est de permettre à 100% des enfants de la commune (de la maternelle au collège) de bénéficier d’un parcours artistique cohérent et qualitatif. « La vocation d’une politique publique, c’est de n’exclure personne », déclarait Charles Scibetta le jour de l’officialisation. Ce dispositif de grande ampleur fait appel à de nombreux partenaires et se déclinera en une multitude d’actions (voir présentation du 100% EAC dans le Carros Infos Novembre 2018, #253).

Classe citoyenne.

classecitoyenneClasse citoyenne
Un engagement citoyen dès le collège

Lancée pour la première fois à la rentrée 2016 au collège Paul Langevin à l’initiative du maire, Charles Scibetta, la classe à engagement citoyen a immédiatement rencontré un vif succès. À tel point que le dispositif a été renouvelé en 2017 et en 2018 et sera certainement pérennisé. La 5e à engagement citoyen regroupe des élèves et des enseignants volontaires. Pour ces collégiens, l’emploi du temps est libéré le lundi après-midi afin de participer à des actions, des rencontres, des visites en lien avec la citoyenneté. Ces actions s’organisent autour de quatre thématiques : citoyenneté et vivre ensemble, les métiers au service de la République, la sécurité de mon environnement, le développement durable. L’année démarre traditionnellement par une cérémonie officielle de remise des uniformes aux collégiens, en présence des élus, du représentant du préfet et des différents partenaires du dispositif. Une tenue que les élèves doivent porter sur chaque action citoyenne. Au cours de l’année, ils rencontrent les représentants de l’armée, la gendarmerie, les pompiers, les secouristes, les services de prévention, etc. Ils assistent à des événements comme la remise des décrets de naturalisation, l’exercice de désincarcération d’un véhicule, la présentation des gestes de premiers secours, la rencontre avec une délégation militaire, un séjour citoyen en montagne… Et ils sont parfois présents à l’occasion des cérémonies patriotiques. L’objectif étant de « mettre en acte les valeurs de la République et de la citoyenneté. »

Salle des jeunes.

sallejeunesSalle des jeunes
Des lieux de vie pour créer du lien

Parmi les actions phares du mandat en direction de la jeunesse, impossible de passer à côté de l’ouverture et l’animation de deux salles des jeunes. La première existait déjà mais a fait l’objet d’une remise à neuf et d’un nouveau mode de fonctionnement. Située à l’entrée du parc forestier et fermée pendant environ un an, la salle Hassan Maftahi a rouvert ses portes dans sa version « relookée » en septembre 2017. Dédiée aux jeunes, essentiellement les 16-25 ans, elle est équipée d’une télé, d’une console de jeux, d’un baby-foot, d’une table de ping-pong, d’un canapé et de fauteuils. Son fonctionnement est donc encadré par des médiateurs sociaux de l’association Paje. Ils ont pour mission d’animer le lieu mais beaucoup plus globalement de mener une action de prévention sociale et de créer du lien. « L’offre culturelle et sportive en direction des jeunes est particulièrement étoffée sur la commune, explique Marie Santoni. Mais nous nous sommes rendus compte que chez les 16-25 ans, certains ne souhaitent pas en profiter et préfèrent passer leurs temps, y compris leurs soirées, à discuter en groupe sur l’espace public. Cette salle des jeunes répond à une certaine demande. Et en faisant appel à des médiateurs sociaux pour gérer le lieu, nous avons fait le choix du dialogue, de l’échange. Le but c’est aussi que ces jeunes s’ouvrent et ne se replient pas sur eux-mêmes. » Selon la même logique, la municipalité a ouvert depuis l’été 2018 une autre salle des jeunes aux Plans de Carros, à coté de la salle des fêtes de la place Louis Frescolini. Là aussi, les médiateurs de l’association Paje interviennent, mais de façon plus ponctuelle. En revanche, l’équipe du centre social La Passerelle y est très présente et assure un véritable programme d’animations et d’échange avec les jeunes.
Selon un bilan effectué par les médiateurs sociaux, les résultats en termes de tranquillité publique sont probants depuis la mise en place de ces salles de proximité et de leur mode de fonctionnement. On a ainsi pu constater une baisse des incivilités (notamment au niveau des dégradations de l’espace urbain et des parties communes des immeubles), une baisse des nuisances nocturnes, mais plus globalement l’établissement d’un climat plus serein au cœur de la cité.