camera radar

Plusieurs actions pour un même objectif : la tranquillité publique

Une ville où on se sent bien est avant tout une ville où on se sent en sécurité. En partant de ce postulat, l’équipe municipale a pris dès 2014 une série de mesures et d’initiatives pour garantir la tranquillité publique et lutter contre toutes les formes d’incivisme et d’incivilité. Les missions de la police municipale ont notamment été redéfinies avec comme axe fort une présence accrue sur le terrain et de nouvelles prérogatives pour faire cesser ces agissements qui perturbent le quotidien de la population et dégradent le cadre de vie. C’est ainsi que l’accent a été mis sur la lutte contre les dépôts sauvages, les déjections canines, le stationnement anarchique ou encore l’usage du narguilé sur la voie publique. Pour toutes ces infractions, mais aussi pour garantir la sécurité dans la ville, la municipalité a fait le choix d’étendre considérablement son réseau de vidéoprotection, qui compte à ce jour 69 caméras. Autres points forts : la complémentarité police municipale-gendarmerie, qui se caractérise notamment par le développement de patrouilles pédestres « mixtes », et le bon fonctionnement de la cellule de veille, qui permet de mettre en commun les informations de l’ensemble des acteurs de la prévention, du monde éducatif et de la répression. Enfin, comme toutes les communes de France, Carros a dû s’adapter ces dernières années au risque terroriste en sécurisant ses écoles et ses manifestations. Car une ville où il fait bon vivre c’est aussi une ville où on peut faire la fête… en toute sécurité.

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Patrouilles pédestres

pm patrouille

L’indispensable présence sur le terrain

« Assurer plus de présence dans tous les quartiers de la commune, notamment grâce aux patrouilles pédestres. » Il s’agissait de l’un des engagements forts pris par la municipalité en matière de sécurité. Charles Scibetta (maire) et Xavier Quinsac (adjoint délégué à la sécurité et à la prévention de la délinquance) ont rapidement pris conscience de l’importance pour la population de voir que les forces de police occupaient le terrain. « C’est une présence qui rassure, justifie le maire. S’il y avait effectivement des patrouilles pédestres, j’ai tout de même souhaité qu’elles soient plus nombreuses et surtout qu’elles se fassent dans tous les quartiers de la commune. » Des patrouilles qui, depuis quelques mois maintenant, se font souvent avec des policiers municipaux équipés de caméras. Ce dispositif permet aux agents de pouvoir bénéficier d’un enregistrement audiovisuel de leurs interventions. Installées au niveau du torse, ces caméras sont déclenchées par le policier municipal lorsqu’il le souhaite, avec obligation pour lui d’en informer son ou ses interlocuteur(s). Si l’objectif premier de ce dispositif est de faire en sorte que les agents de la PM soient davantage respectés, il peut également servir de preuve. Utilisées à titre expérimental pendant quelques mois, ces caméras ont, semble-t-il, donné entière satisfaction puisqu’elles sont désormais adoptées de façon définitive.

Des patrouilles « mixtes » PM-Gendarmerie

Autre nouveauté : la multiplication des patrouilles « mixtes » composées de policiers municipaux et de gendarmes. Dans le cadre de l’instauration de la police de sécurité du quotidien (PSQ), il a en effet été décidé de mettre en place plusieurs fois par semaine des patrouilles pédestres où sont associés un agent de police municipale et un gendarme. L’objectif est de renforcer la coopération entre les deux entités et surtout d’aller à la rencontre de la population dans une action conjointe. Là aussi, les premières patrouilles « mixtes » semblent donner satisfaction.

Caméras

mur cameraLa vidéoprotection continue de faire ses preuves

Un réseau en plein développement
Très vite convaincue par l’efficacité de la vidéoprotection, la municipalité a rapidement pris la décision d’étendre son réseau de caméras sur l’ensemble de la commune mais aussi d’en renforcer sa fiabilité et d’en multiplier les usages. Ainsi, à la demande du maire et de son adjoint à la sécurité, les écrans de contrôle installés au centre de surveillance urbain de la police municipale sont visualisés par un agent quasiment 24h/24 et 7j/7. Dès qu’un incident se produit, l’opérateur a donc la possibilité de faire intervenir les forces de l’ordre, voire les pompiers si nécessaire. Si les toutes premières caméras ont été installées au village en 2000 pour faire cesser des dégradations de véhicules constatées à l’époque sur le parking de la place du Puy, elles sont aujourd’hui au nombre de 69 et permettent de sécuriser les parkings, les bâtiments publics, les écoles et plus globalement encore les rues de la ville. Récemment, comme elle s’y était engagée, la commune a d’ailleurs fait installer 14 nouvelles caméras aux quatre coins de la commune, et en particulier à chaque entrée de ville, au village, aux Plans de Carros et dans le bas de la ville dans le quartier pavillonnaire. Le projet municipal prévoit de poursuivre ce déploiement de la vidéoprotection dans les deux prochaines années avec de nouvelles caméras qui feront leur apparition, notamment sur la zone industrielle et dans le quartier des Plans.

Quels usages ?
L’usage premier de la vidéoprotection reste bien entendu la dissuasion et la contribution à la prévention de la délinquance. Sur des infractions telles que les vols, les dégradations mais aussi les atteintes à la personne, la vidéoprotection a déjà prouvé son efficacité. Comme expliqué plus haut, le réseau de vidéoprotection est également un outil d’aide à l’intervention. Lorsqu’une infraction est commise et détectée par l’opérateur, l’utilisation des caméras permet une plus grande réactivité. Il s’agit aussi d’un outil d’investigation qui peut être utilisé par les forces de sécurité intérieure lors d’une enquête. La vidéoprotection peut en outre être utilisée pour la gestion des événements d’ordre public et des incidents, par exemple pour la régulation de la circulation lors d’événements exceptionnels.
À la demande du maire, dont l’un des objectifs était de faire cesser l’incivisme de certains automobilistes, les caméras sont également utilisées pour la vidéo-verbalisation. La police municipale est en effet en mesure aujourd’hui de dresser des procès verbaux sans la présence humaine de ses agents sur le lieu de l’infraction. Lorsqu’une infraction est constatée sur les écrans de contrôle, un zoom est effectué sur la plaque d’immatriculation. Ainsi identifié, le propriétaire du véhicule reçoit quelques jours plus tard le PV dans sa boîte aux lettres. Si tous les types d’infraction peuvent être verbalisés de la sorte, la vidéoprotection a surtout pour objectif de faire cesser le stationnement anarchique et les voitures garées en double-file.


Coopération

scooter

Cellule de veille : une collaboration efficace

Véritable outil de lutte contre la délinquance et le désœuvrement, la cellule de veille est aujourd’hui devenue indispensable à Carros. Son objectif est de rassembler les différents partenaires qui interviennent auprès des jeunes et des personnes dites en difficulté ou qui peuvent poser problème afin de « croiser » les informations et de permettre ainsi un suivi individualisé. Autour de la table, sous la houlette du maire ou de son adjoint à la sécurité, on retrouve notamment les acteurs de la prévention de la délinquance, de l’éducation, du sport mais aussi les bailleurs sociaux, le centre communal d’action sociale (CCAS) et les forces de sécurité (police municipale, gendarmerie). « Il faut appréhender chaque problématique de façon individuelle, détaille Xavier Quinsac. Grâce au travail de suivi et de mise en commun des informations au sein de la cellule de veille, les différents partenaires trouvent ensemble la solution la plus adaptée à chaque situation. »
Une collaboration qui s’avère efficace puisque les chiffres de la délinquance à Carros ont chuté ces dernières années et le sentiment d’insécurité est en baisse sur la commune.


Qualité de vie

Une lutte sans relâche contre les incivilités

Dans sa volonté d’améliorer le quotidien des Carrossoises et des Carrossois, le maire a fait de la lutte contre les incivilités son cheval de bataille. Rendre la ville plus propre et donc plus accueillante est pour lui et son équipe une véritable obsession. Cela passe bien entendu par une phase de prévention. Mais cela passe aussi, pour les plus récalcitrants, par de la répression. Parmi les agissements contre lesquels la municipalité et la police municipale se battent au quotidien, il y a bien sûr les dépôts sauvages, notamment des encombrants. « Il est pour moi incompréhensible de voir encore des gens effectuer des dépôts sauvages alors qu’il y a une déchetterie à Carros et que la métropole propose un service gratuit pour récupérer les encombrants », peste le maire. Après une vaste campagne d’information, il a donc été décidé de sévir. « Des procès verbaux ont été dressés à l’encontre des individus qui font du dépôt sauvage, explique Xavier Quinsac. Non seulement nos agents peuvent dresser des PV s’ils surprennent quelqu’un en train d’effectuer ces dépôts mais nous pouvons également utiliser les caméras de vidéoprotection pour retrouver les contrevenants. Les amendes sont de 68€ mais elles peuvent monter jusqu’à 1500€ si quelqu’un utilise un véhicule pour venir déposer des encombrants dans un lieu qui n’est pas prévu à cet effet. »

Des services civiques pour informer la population

Même logique pour la problématique des déjections canines qui, en plus de détériorer le cadre de vie, compliquent sérieusement le quotidien des agents des espaces verts de la commune. Afin de sensibiliser la population à ces différentes formes d’incivilités, trois personnes en service civique ont été missionnées pour sillonner le territoire et dispenser une information spécifique aux habitants.
Enfin, toujours au chapitre des incivilités, on rappellera que, dès 2016, Charles Scibetta avait fait voter en conseil municipal un arrêté réglementant l’utilisation du narguilé sur la voie publique. Une décision prise pour des raisons de sécurité, de tranquillité, de salubrité mais aussi de santé publique. Là aussi, des PV ont été dressés par les agents ainsi que via la vidéo.
Qu’il s’agisse de dépôts sauvages, de déjections canines et du narguilé sur la voie publique, la commune mène donc une lutte sans relâche contre les incivilités. ?

 

Vigipirate

radar

Faire face à la menace terroriste

Après la terrible série d’attentats perpétrés en France ces dernières années, plusieurs décisions ont dû être prises au niveau national – notamment dans le cadre du plan Vigipirate – mais aussi par les collectivités. À Carros, l’une des premières mesures a bien entendu été de sécuriser les établissements scolaires. Des gabions ont ainsi été posés devant les écoles et des barreaudages ont fait leur apparition aux fenêtres. Progressivement, l’ensemble des dix écoles maternelles et élémentaires ont en outre été équipées de visiophones afin de contrôler les entrées et de laisser les portails verrouillés.
Concernant les manifestations organisées jusqu’alors en centre-ville, elles ont été déplacées dans des lieux plus faciles à sécuriser, comme stipulé dans les consignes de la Préfecture. C’est ainsi que la foire de printemps, la foire d’automne ou encore le carnaval ont lieu depuis quelques années sur le terrain du stade d’athlétisme. « Il est très difficile de pouvoir sécuriser l’ensemble du centre-ville, confirme Stéphane Segatti, chef de la police municipale. Pour les manifestations, la Préfecture préconise des lieux où l’on peut contrôler les entrées et les sorties. Ce qui n’est pas du tout évident dans les rues de la commune. C’est la sécurité qui prime. » Quant aux manifestations populaires qui se déroulent sur le parking du gymnase, au parc forestier, voire au village, la commune vient de se doter d’une barrière anti-véhicule bélier composée de 12 modules, qui permet à la fois de stopper les véhicules et de créer des chicanes (voir Carros Infos Juillet-Août, n°250). À travers toutes ces mesures, Carros a donc su s’adapter à la menace terroriste.